La Tshopo ne manque ni de terres, ni de forêts, ni de ressources minières. Pourtant, cette abondance peine encore à se traduire par des emplois durables et une amélioration significative des conditions de vie de la population. C’est l’un des principaux constats qui ressortent du point de presse animé ce vendredi à sa résidence à Kisangani par le député national Prof. Patrick Matata, élu de la ville.
Interrogé sur le paradoxe d’une province abondamment pourvue en ressources agricoles, forestières et minières mais dont une partie importante de la population peine encore à bénéficier des retombées économiques de cette richesse, le parlementaire a souligné la nécessité de créer davantage de mécanismes permettant de transformer ces potentialités en emplois et en amélioration concrète des conditions de vie.
Pour l’élu de Kisangani, la question du développement de la Tshopo ne se limite pas à l’existence des ressources naturelles. Elle renvoie également à la capacité des institutions publiques, du secteur privé et des acteurs locaux à valoriser ces ressources au profit des communautés, à travers la création d’activités productives, la transformation locale et la promotion de l’investissement.
Ce point de vue intervient alors que plusieurs acteurs de la société civile de la Tshopo ont récemment remis au député un cahier de doléances réclamant notamment des réponses sur les infrastructures, la sécurité, la justice et les questions sociales, dans le cadre de son exercice de redevabilité parlementaire.
Au cours de cette rencontre avec la presse, Patrick Matata Makalamba est également revenu sur les changements observés ces derniers mois dans la capitale provinciale de la Tshopo. Saluant les investissements consentis dans le secteur des infrastructures, notamment routières, il a estimé que la ville connaît une évolution significative.
« La ville de Kisangani est en train de connaître une transformation remarquable », a déclaré le député national, avant de saluer la ferme volonté politique du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui ne ménage aucun effort pour le développement des villes congolaises dont de Kisangani.

Selon lui, les travaux réalisés et ceux en cours contribuent progressivement à améliorer l’image de la ville ainsi que les conditions de mobilité des populations. Une évolution qu’il considère comme un levier essentiel pour soutenir le développement économique local et renforcer l’attractivité de la province.
Le député national a par ailleurs été invité à réagir à la récente décision de la Ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESURSI) portant suspension des activités dans certains établissements de l’enseignement supérieur et universitaire.
Sur cette question, Patrick Matata a exprimé son soutien à la démarche engagée par la Ministre de tutelle. Il a salué cette décision qu’il considère comme relevant des prérogatives de l’autorité compétente en matière de régulation et d’assainissement du secteur.
Cette réaction intervient alors que le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire fait l’objet d’une volonté accrue d’assainissement et de mise en conformité. Pour cet élu du peuple, le respect des normes constitue ainsi un enjeu majeur pour garantir la qualité de la formation, la crédibilité des établissements et la reconnaissance des diplômes délivrés en République démocratique du Congo.
La Rédaction










