Tshopo : Patrick Matata réaffirme sa position en faveur de la stabilité des institutions provinciales

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Le député national élu de Kisangani, professeur Patrick Matata Makalamba, a appelé vendredi à préserver la stabilité des institutions provinciales de la Tshopo, précisant que sa démarche ne vise pas à défendre une personne, mais à soutenir un principe de gouvernance favorable au développement de la province.

« Je ne suis pas le communicateur du gouverneur, encore moins son défenseur. Je défends plutôt la stabilité des institutions provinciales », a déclaré Patrick Matata lors d’un point de presse tenu à Kisangani, en réaction aux accusations le présentant comme le bouclier du gouverneur Paulin Lendongolia.

Selon cet élu de l’UDPS/Tshisekedi, cette position s’inscrit dans la droite ligne des orientations des autorités nationales, notamment celles du vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, des rappels du Directeur de cabinet du Chef de l’État ainsi que des appels du Président de la République en faveur de la stabilité des institutions provinciales.

« Ça n’a rien à voir avec quelqu’un qui se retrouverait au pouvoir », a-t-il précisé, soulignant qu’il s’agit pour lui de soutenir les orientations du Chef de l’État et non de prendre fait et cause pour une personnalité.

Le député national a également mis en avant le contexte sécuritaire de la Tshopo, confrontée à des menaces armées et ayant déjà enregistré des attaques. Dans ce contexte, a-t-il estimé, les responsables provinciaux doivent privilégier la responsabilité et éviter que les différends politiques ne se transforment en crises institutionnelles récurrentes.

Patrick Matata a rappelé, à cet effet, que la Tshopo a connu cinq gouverneurs en l’espace de dix ans, une situation qui, selon lui, ne favorise pas la continuité de l’action publique. Il estime que l’exécutif provincial doit disposer d’un minimum de stabilité pour travailler dans la durée, au bénéfice de la population.

Pour l’élu de Kisangani, l’enjeu dépasse donc la personne du gouverneur en fonction. Il s’agit, a-t-il insisté, de créer un climat politique apaisé permettant aux institutions provinciales de fonctionner normalement et de se concentrer sur les priorités de développement de la Tshopo.

Rédaction

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