RDC : le gouvernement annule les nominations opérées par l’AFC/M23 dans plusieurs établissements publics de l’ESU

LUMIÈRENEWS.CD
LUMIÈRENEWS.CDhttps://lumierenews.cd/
La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), a dénoncé et déclaré nulles les prétendues nominations opérées par l’AFC/M23 au sein des comités de gestion de plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire à Goma et Bukavu.

Dans un communiqué officiel publié le 10 août 2026, le ministère fait état de nominations intervenues le 7 août 2026 au sein de plusieurs établissements des villes de Goma, dans le Nord-Kivu, et de Bukavu, au Sud-Kivu. Le Gouvernement qualifie ces actes d’« ingérence grave et inacceptable » dans l’organisation et le fonctionnement d’un service public relevant de l’autorité de l’État.

Les établissements concernés sont notamment l’Institut Supérieur de Commerce de Goma (ISC/Goma), l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma (ISTM/Goma), l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées de Goma (ISTA/Goma), l’Institut Supérieur Pédagogique de Goma (ISP/Goma), ainsi que l’ISC/Bukavu, l’ISTM/Bukavu, l’ISP/Bukavu, l’Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu (ISDR/Bukavu), l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Bukavu (ISAM/Bukavu) et l’Université Officielle de Bukavu (UOB).

Face à cette situation, le Gouvernement condamne avec fermeté ces actes et rappelle qu’aucune autorité de fait, aucun mouvement armé ou aucune structure dépourvue de légitimité constitutionnelle ne peut se substituer aux institutions légalement établies de la République ni exercer des compétences sur l’organisation et le fonctionnement des établissements publics de l’ESU.

En conséquence, le ministère précise que les prétendues nominations sont nulles et dépourvues de tout effet juridique ou administratif. Les comités de gestion régulièrement investis sont, quant à eux, appelés à demeurer en fonction et à conserver l’intégralité de leurs prérogatives.

Le Gouvernement avertit également toute personne qui tenterait de se prévaloir de ces nominations ou de contribuer à leur mise en œuvre qu’elle s’expose à des sanctions prévues par les lois de la République, en référence au communiqué n°008/MINESU-RSI/CABMIN/SASM/MMK/2026 du 4 juin 2026.

Dans la seconde partie du communiqué, le Gouvernement insiste sur le fait que l’occupation temporaire d’une partie du territoire national ne confère ni souveraineté, ni compétence administrative, ni autorité institutionnelle, ni pouvoir de nomination. L’État demeure permanent et ses institutions restent légitimes, souligne le document.

Le ministère appelle ainsi la communauté universitaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, particulièrement dans les zones occupées, à rester « vigilante, résiliente et attachée aux institutions de la République ».

Le Gouvernement réaffirme par ailleurs son engagement à préserver les droits des étudiants, enseignants, chercheurs et personnels académiques, scientifiques, administratifs, techniques et ouvriers confrontés aux contraintes liées à la situation sécuritaire.

Il assure enfin rester mobilisé pour garantir l’intégrité, la neutralité et la continuité du service public de l’Enseignement supérieur et universitaire sur l’ensemble du territoire national, en coordination avec les institutions compétentes.

La Rédaction

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici