Le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a lancé ce jeudi 25 juin 2026 à Faradje un atelier de dialogue multi-acteurs consacré à la cohabitation pacifique entre les communautés riveraines et le Parc national de la Garamba. L’initiative vise à réduire les tensions, renforcer la gouvernance participative et faire de la conservation un levier de développement local.
Le gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a procédé jeudi 25 juin 2026, à Faradje, au lancement officiel d’un atelier de dialogue multi-acteurs sur la cohabitation pacifique entre les communautés riveraines et le Parc national de la Garamba.
Organisée sous son haut patronage, cette rencontre se veut un cadre d’échanges et de recherche de solutions durables face aux tensions récurrentes entre les populations locales et l’aire protégée.
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités et acteurs concernés par la problématique, notamment des autorités politico-administratives, coutumières et religieuses, des représentants de la société civile, des partenaires techniques et financiers, des responsables du Parc national de la Garamba ainsi que des membres des communautés riveraines. Une mobilisation qui traduit l’importance accordée à cette question pour l’avenir environnemental, social et économique du Haut-Uele.Une initiative placée sous le signe de la paix et du développement
Dans son allocution, Jean Bakomito Gambu a inscrit cette démarche dans la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la paix, la sécurité et le développement harmonieux des provinces. Le gouverneur a insisté sur la nécessité de dépasser l’opposition souvent entretenue entre protection de la biodiversité et intérêts des populations locales.
Pour l’autorité provinciale, la conservation de la nature ne doit pas être perçue comme un frein au développement, mais plutôt comme une opportunité de créer des retombées économiques et sociales au profit des communautés vivant autour du parc.
«« La protection durable du Parc national de la Garamba doit devenir une opportunité de développement économique, social et environnemental pour les populations riveraines. Nous devons travailler ensemble pour que les communautés deviennent les premières bénéficiaires et les premières protectrices de ce patrimoine exceptionnel », a déclaré Jean Bakomito Gambu.»
Réduire les tensions et renforcer le dialogueSelon les organisateurs, les travaux de l’atelier ont pour objectif d’analyser les causes profondes des tensions observées entre les communautés riveraines et les gestionnaires du parc, en vue de proposer des réponses concrètes et adaptées au contexte local.
Les participants devront notamment se pencher sur les mécanismes de réduction des conflits homme-faune, le renforcement de la gouvernance participative, ainsi que la mise en place d’un cadre permanent de dialogue entre les différentes parties prenantes. Une réflexion est également attendue sur la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles dans et autour du parc.
En clôturant son intervention, le gouverneur du Haut-Uele a appelé les participants à privilégier l’écoute, le respect mutuel et la recherche de solutions durables. Il a exprimé le souhait que cet atelier débouche sur un partenariat renouvelé entre les communautés locales, les autorités et les gestionnaires du Parc national de la Garamba.
Pour les autorités provinciales, cette initiative marque une étape importante vers la construction d’un modèle de cohabitation plus apaisé, où la conservation de la biodiversité et le progrès social peuvent avancer de manière complémentaire, au bénéfice des populations du Haut-Uele.
Avec la CellCom du Gouvernorat du Haut-Uele













